Nom féminin. Du latin religieux sodoma, dérivé du nom d'une cité mythique nommée par la Bible, Sodome.
L'usage actuel du mot « sodomie » n'a rien à voir avec la légende biblique. Ce mot fait référence à la pénétration anale, à « l'acte qui consiste à utiliser l'anus comme orifice et le rectum comme cavité pour introduire un pénis (humain ou non), une main (fist-fucking), une partie du corps, ou un objet ».
Quand on dit à une personne (généralement de sexe masculin) « Enculé ! », on fait référence à la sodomie mais dans un sens péjoratif, voire discriminatoire, qui signifie selon les cas « soumis, passif, efféminé, faible, pédé », etc... Chez la femme, la sodomie n'a pas toujours la même valeur symbolique que chez l'homme. La sodomie a longtemps été passible de mort (même chez les Gréco-Romains) pour des raisons liées à la procréation, à la contraception, à l'hygiène mais aussi aux statuts. Elle est aujourd'hui admise (voire reconnue) sauf dans certains États américains et dans certains pays religieux (dont la morale instituée en code civil signifie un interdit dans des textes).
L'anus est une zone érogène connue comme telle depuis longtemps. C'est un endroit sensible du corps : caché, pileux ou pas, qui peut dégoûté ou fasciné. Son niveau d'excitabilité passe par un apprentissage (autoérotique ou relationnel), réclame comme toute pénétration ou acte sexuel un temps donné ouvert à la découverte de soi et du corps de l'autre. Forcer une personne à la pénétration anale profonde peut entraîner de violentes douleurs. Dans une certaine mesure, l'utilisation de gels, des doigts, de caresses (anulinctus, massage, etc.) favorise le relâchement des sphincters (muscles périphériques de l'anus). Ces contraction et décontraction s'observent lors de la défécation (le cerveau produit alors des endorphines anesthésiantes) et de l'orgasme (palpitation anale). Une hygiène spécifique et l'utilisation de la capote sont recommandées (MST, parasites).