Nom féminin, du radical latin [pel-].
Celle qui concerne la sexualité est, en général, l'épiderme, qui couvre l'ensemble du corps humain, pourtourne les orifices, délimite le dehors et le dedans.
On peut sentir, effleurer, toucher, manipuler, claquer la peau. Elastique, transpirante, absorbante, changeant de couleur ou d'aspect, réactive, la peau peut être érogène dans son ensemble, ou rendue telle, par des caresses dans le cadre des préliminaires ou autres.
Le sens premier convoqué lors d'un rapport sexuel est moins la vue ou l'odorat, que le toucher (être tactile, c'est déjà rentrer dans la sphère privée de l'autre). Cependant, chaque peau possède un goût, une odeur particulière. Les endroits de la peau les plus sensibles se situent généralement dans les replis du corps, les intersections entre membres, les zones cachées du regard par les sous-vêtements, les cheveux, les poils.
Chez la femme : le pubis, la vulve, le périnée, les seins, l'anus.
Chez l'homme : le gland, le scrotum, le périnée, les tétons. Les endroits qui chatouillent et émoustillent sont généralement exposés aux frottements mécaniques : les aisselles, la plante des pieds, la nuque.
La peau humaine se desquame en permanence d'où la nécessité de l'hygiène. Première protection du corps, elle subit des agressions permanentes : solaire, aérienne, contusions diverses, liquides ou matières abrasives, acides ou corrosifs, pouvant être l'exutoire d'une série de pratiques expressives : tatouage, piercing, inclusions connotées ou non de façon érotique.
Préparer son corps et donc sa peau à l'amour ne veut pas dire devoir changer de peau. En fonction de son apparence, la peau peut déclencher un processus d'identification, de rejet, ou devenir excitante pour soi, comme pour les autres. Or, la peau ne préjuge pas toujours de ce qui se passe dans la tête. La peau a un langage qu'il est bon de savoir décoder, surtout dans le cadre des rapports sexuels.
Voir aussi : jeu sexuel, lécher, massage