Nom féminin. synon. de préservatif, condom (XVIIIe siècle, mot universel d'origine anglaise, viendrait de l'inventeur d'un étui pénien roulé), capuchon, chapeau, « Kway à bite »... Appelée aussi « capote anglaise » (fin XIXe) quand les Anglo-saxons disaient « french letter ».
Instrument indissociable de la protection contre les Maladies sexuellement transmissibles (MST) que sont le sida (virus de type H.IV.), les herpès, les hépatites, la syphilis, le staphylocoque doré et autres bestioles. Constituée de latex (ou assimilé, en cas d'allergie), elle se présente généralement roulée sur elle-même glissée dans un étui déchirable, vient comme un gant ou tel un fourreau enrober la verge en érection, et se termine parfois par un réservoir. La capote, testée en laboratoire, très résistante, est vendue entre 20 cents et 1 euros pièce (pharmacie, distributeurs de préservatifs), quand elle n'est pas offerte dans des lieux de rencontre. A l'origine, le préservatif servait aussi à éviter une grossesse non désirée par le ou la partenaire. Ce n'est pas parce que la pilule est en vente libre (depuis 1967), ni que l'IVG est remboursé, ni que la pilule du lendemain s'est banalisée, qu'il faut éjaculer sans vergogne « dans le vase naturelle » comme l'écrit Montaigne dans les Essais. D'ailleurs, dès 1450, on trouve la trace d'instruments de prophylaxie en boyau de mouton (étui pénien lavable) dans la haute aristocratie : à la fois pour se préserver des bâtards, soient des enfants non désirés, et du chancre syphilitique arrivé en Europe dès les Croisades.
Ne pas utiliser de capote s'appelle parfois le barebacking. Aujourd'hui, les fabricants de capote débordent d'inventivité pour marier plaisir et sécurité sanitaire, éviter le stress, l'angoisse... Un gars flippe quand il la met ? Une fille peut l'aider. Alors la capote devient ultra stretch, parfumée (pour la fellation), phosphorescente, torsadée, vibrante, musicale... On est proche du jouet sexuel.
Certains mythes ont la vie dire au pays des capotes : elle éclaterait si on met pas de gel (oui exceptionnellement : dans le cas de la pénétration anale non lubrifiée, ou si une bulle d'air maligne s'y trouve comprimée), elle serait rendue poreuse par la salive (faux : et la fellation sans capote augmente les risques de MST), elle émousserait les sensations du garçon en isolant le gland des autres muqueuses (on est quand même passé d'une épaisseur de 0.5 à 0.05 mm en 20 ans !), elle serait trop petite et empêcherait le sang d'arriver (non : il existe des tailles XXL d'autant que la base de la capote, une fois enfilée, retient le sang). En conclusion, la capote bloquerait l'érection souvent pour des raisons psychologiques.
Remarques pratiques : on évitera de jeter son préservatif dans les toilettes, dans la cour de l'immeuble ou sur le bord de la route (biodégradabilité lente). Pour se familiariser avec, on recommande au garçon de l'essayer sur soi lors d'une masturbation (branlette) : se familiariser avec l'enfilage (le sens pour la déplier, tenir le réservoir, chasser l'air, etc.) et savoir la retirer.
Enfin, il existe une capote pour les filles, un gros fourreau que l'on glisse à l'intérieur du vagin, un anneau retenant le tout au niveau de la vulve : d'après les témoignages, c'est pas très pratique (cette perle trouver sur un forum : « on a l'impression de se masturber dans un sac plastique ») mais certains hommes refusant la capote...
Voir aussi : branlette, éjaculation, érection, fidélité, IVG, jouet sexuel, lieux de rencontre, pénétration anale, pilule, pipe, plaisir, sida, taille du pénis, vagin, verge, vulve