Nom masculin d'origine grecque, d'Aphroditès, déesse de l'Amour, Vénus chez les Romains.
Si le porno (et ses simulacres) semble devenu aujourd'hui l'excitant numéro un, la pratique d'absorber des drogues ou des substances (pseudo magiques ou testées cliniquement) visant à augmenter le potentiel énergétique de l'instinct et du désir sexuels dans le corps humain est vieille comme le monde.
Au cours d'orgies, les éthanols (les alcools dont le vin) furent les premiers du genre, mêlés à quelques herbes. Ils permettaient d'agir à l'intérieur de l'organisme (les crèmes et autres onguents fabriqués à partir d'extraits d'animaux renvoient à l'imposture) cliniquement (sous l'effet d'une molécule) et/ou psychologiquement (effet placebo). Les plus anciens aphrodisiaques comptent aussi les glucidés dont le miel, la gelée royale et les piments (ou poivres).
Puis d'Asie et des Amériques vers l'Europe (1300-1550), sont arrivées en masse de nouvelles épices (cacao, muscade, gingembre) et les nicotinés, théinés, caféinés et cocainés. D'Inde, le tantrisme ancestral proposera des décoctions à partir de plantes (datura) qui permettraient l'ouverture de l'esprit à un érotisme hardant.
Au cours du XXe siècle, nombres de produits ménagers furent détourner de leurs usages premiers : les colles, les solvants et autres vasodilatateurs prenant le sobriquet de « poppers » se vendent aujourd'hui comme des « aphrodisiaques » dans les boutiques spécialisées.
Avec le Viagra © (sildénafil), on entre dans le scientifique, une sorte d'indépassable. Découvert par accident, le Viagra © provoque une érection continue du pénis pendant un temps plus ou moins long, son usage étant réservé au cas d'impuissance avérée. Encore une fois, tout abus peut nuire à la santé sexuelle.
Voir aussi : désir, érection, impuissance